20 mars 2008

Elle avait mal lu

La notice disait "prêt à l'emploi".
Si on cherchait un peu plus loin, comme ne le fait pratiquement personne,
on pouvait trouver des petites choses, pas si anodines que ça :

"Ne pas placer près d'une source de chaleur"
"Protéger des intempéries"
"Bien refermer après usage"
"Aucune réclamation ne sera acceptée en cas de mauvaise utilisation"

Cela aurait du (pu) allumer des gyrophares dans sa petite tête, je ne sais pas moi, elle aurait pu se méfier, se douter de quelque chose, prendre ses précautions....Enfin, elle aurait du...

Ben non, elle n'a rien fait. Elle a a peine enregistré ce qu'elle venait de lire.
Elle a pris, elle a ouvert, elle a consommé. Tout le temps qu'il en restait elle a consommé, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.
Puis elle est passée à autre chose, oubliant aussi sec ce qu'elle venait de faire.

Et puis...

Et puis le manque. Le manque sournois. Le manque insidieux. Le manque qui fait immanquablement manquer de tout, partout, tout le temps.
Il ronge, il creuse, il supplie, il invoque...

Vite, vite! retrouver l'emballage, retrouver les dernières traces, les dernières miettes de ce festin finalement si peu apprécié. Enfin, apprécié oui, mais peut-être pas à sa juste valeur. Si seulement elle avait su, elle aurait épargné, géré, mis de côté pour ne pas être comme aujourd'hui... en manque .

Retourner les sentiments, les faux semblants, les vieux amants, fouiller partout, devenir folle, en transe, au bord du précipice. S'assoir épuisée au milieu du bordel qu'elle venait de créer...

Le regard vide, les larmes aux yeux, le combat perdu d'avance. Si seulement elle avait su....
Un dernier coup d'oeil au gâchis à ses pieds....mais....il me semble...oui... il est là !.... caché très loin derrière un tas de trucs difformes et sans intérêt : Il était là, tapis, sage mais rabougri.
Pour reprendre vie, il aura peut-être besoin d'un petit coup de neuf, un coup de pinceau, un coup de chiffon.
Dans l'ordre ou le désordre pourvu qu'elle s'en occupe. Pourvu qu'elle le veille et le surveille, pourvu qu'elle le nourrisse et l'embellisse....

Après tout, c'est peu cher le prix à payer pour avoir enfin retrouvé ce qu'elle avait laissé s'étioler : l'Amour...

19 mars 2008

Perdre du poids avant, pendant et après le sexe

Beaucoup de manuels «érotiques» donnent l'équivalent nutritif des

activités sexuelles, comme s'il fallait motiver les amants, voire pire : justifier le sexe. Pensée impure : deux cacahuètes. Raconter à votre partenaire vos fantasmes les plus torrides : cinq fraises. Calmer votre partenaire horrifié(e) : 400 grammes de steak tartare… Pour parodier ces manuels, voici maintenant LA méthode d'amaigrissement en 8 étapes : Les 400 CULS


Je n'ai pas pu résister à l'envie de vous faire partager mon fou-rire du matin ! Bisouillement vôtre, Tink

18 mars 2008

L'eau sous les ponts

« L’eau sous les ponts »

Il y en a de l’eau qui est passée sous les ponts, des tonnes d’eau, pas toujours très propre d’ailleurs. De l’eau courante, de l’eau fuyante, de l’eau usée, de l’eau dormante et croupissante parfois…et puis il y a eu l’hiver. Un hiver bien froid avec tout plein de neige. Et plein de neige qui fond, ben ça fait plein d’eau qui coule. De l’eau propre, de l’eau fraiche, de l’eau neuve…

Quand la neige fond, ça veut dire que c’est le printemps, et le printemps c’est le moment où tout renaît, et où les couleurs paraissent plus belles encore que celles du printemps passé !

Non, c’est vrai, il y en a eu de l’eau qui est passée sous les ponts.

Bah oui mais bon, quels ponts ?

Oh je vous vois venir, là ! vous avez déjà pensé à la réponse, comme un flash, un automatisme, vous avez dit « sous les ponts de la vie »

Bah… c’était trop facile.

J’aurais du trouver une accroche plus, je sais pas moi, plus accrocheuse, moins bateau. Un truc où il aurait fallu chercher un bon moment avant de trouver la réponse. Parce que là, « sous les ponts de la vie », ben j’ai honte tellement c’était facile.

Nouvel essai : « La nouvelle vie de TinkerBell »

Oulà mais ça ne va pas du tout ça ! j’ai même pas commencé que vous savez déjà de quoi je vais parler. C’est pas bon de commencer comme ça. Au titre, le lecteur sait tout. Aux premières lignes, il est lassé. Avant les dernières lignes, il est déjà parti…

Non, non, c’est nul ça. Faut trouver mieux.

Essai 3 : « TinkerBell sexual changes »

Ah oui ! là ça le fait. Concis, chaud, ciblé… En plus en anglais ça fait tout de suite plus sérieux, on n’est plus dans la rigolade. Il y a le mot « sexe », paraît que sur le net c’est hyper vendeur comme mot. Avec ce titre, c’est sûr, je vais cartonner !

Ah oui mais bon… maintenant il faut assurer le contenu, c’est pas tout d’accrocher le lecteur, faut savoir le nourrir ensuite. Et si je commence à raconter comment Tinker s’est métamorphosée, en quelques mois, en une bête de sexe, de débauche et de luxure…ben plus personne ne va croire que c’est par amour que tout ça est arrivé. Et puis parler de ma passion pour la sodomie, là tout de suite, d’emblée, ben ça risque de me faire perdre mes (nombreux) lecteurs qui ne juraient que par la douceur angélique de la petite TinkerBell.

En plus va falloir que j’aille modifier le blog pour y rajouter la mention «contenu pour adultes».

Et puis faudrait p’être bien créer des catégories pour que tous mes (encore plus nombreux) lecteurs puissent s’orienter à loisir vers le coté obscur ou la face romantique de Lovely-Tinky-Kinky-Bell.

Allez, on ne désespère pas...

Essai 4 : « Bientôt sur vos écrans : Le retour de TinkerBell. Ne ratez pas le premier épisode de cette nouvelle saga ! »

Voilà, on y est : un peu long mais explicite. C’était pas si dur de faire mon come back…

14 septembre 2006


Il me dit "mets le CD s'il te plait maman, celui du petit frère"
...
Bien sûr la chanson en question fait partie de son hit parade, il en connait chaque mot, chaque note et chaque silence.

Ca fait longtemps que j'attends un p'tit frère,
si tu pouvais, chère maman, me le faire
Un avec deux pieds deux bras deux yeux le nez et tout et tout
un avec deux pieds, enfin quelq'chose de passe partout

j'veux un p'tit frère, c'est ça le principal....
j'veux un p'tit frère, pour jouer au footballe -Henri Des-


Y aurait-il un message subliminal dans cette demande récurente ?

-mais dis-moi, lui dis-je, tu la connais par coeur celle là ?
-ben oui....alors maman, dis, tu me fais un petit frère ???


Bon, le message n'a donc plus rien de subliminal, faudra bien m'y faire, le petit dernier veut jouer au grand frère.
Remarquons qu'il est conciliant, le bougre, il accepte aussi la petite soeur...
(ca tombe bien mon chéri, deux garçons ça me suffisait amplement)

-Non mais tu sais, mon coeur, ça se fait pas comme ça un p'tit frère, faut au moins un papa
-ben t'as le mien de papa, répond-il la bouche en coeur

(cool, maintenant j'ai un fils qui va me faire la grande scène du "faut vous remettre ensemble")

-Mais tu sais bien que ton papa a une autre amoureuse maintenant..
-oh c'est pas grave on peut en avoir plusieurs

(ah bravo l'évolution des mentalités, c'est pas ce que nous apprenaient nos grands mère)

-ah bon ?... alors écoute, non tu vois c'est pas possible.
-Bon alors on va en chercher un à l'orphelinat

(euh....j'ai pas un truc hypra méga important à faire dans la cuisine moi, du style "lait sur le feu" etc... ?)

-mais, mon coeur, ca prend un temps fou pour adopter un enfant, tu sais...
-Ah mais c'est sûr que si t'y mets déjà de la mauvaise volonté !


grand, grand moment de solitude....

23 juillet 2006

Peter Pan le bel absent

Bon...parait que Peter a donné mon adresse pour gérer la horde de ses fans abandonnés et affamés de nouvelles fraiches.
Ben voyons, c'est pas franchement marqué "La Poste" sur mon joli décolleté, non ?!

Et puis j'en retire quoi moi, hein ? un dédommagement , des actions en bourse, des titres aux porteur, une infinie reconnaissance ?
Pfff... je vous jure...

Bon alors, dernières nouvelles :

Peter me dit "travailler" (mais bien sûr) sous le soleil de la côte d'azur, avec le bruit du ressac sur les galets de la promenade des anglais le jour et la douce mélodie des cigales la nuit.
Il doit affronter de méchants enfants perdus qui fêtent leur anniversaire au bord de la mer et font tout plein de méchantes blagues pas drôles, comme jeter Peter tout habillé dans la grande bleue.
Il cotoie de richissimes indiens qui laissent derrière eux des centaines d'euros en souvenir de leur passage.
Il souffre le martyr en croisant sur les plages méditérannéens de somptueuses naïades vêtues de triangles synthétiques minimalistes ne cachant que leur petite vertu.
Il part accessoirement flâner dans les rues du vieil Antibes, pour hûmer les horripilantes effluves de crêpes et goûter aux non moins écoeurantes glaces géantes en terrasse face à la mer.

....
c'est sûr, tout ça ne lui laisse pas trop le temps d'installer internet chez lui.

Quelle horreur, et si on le plaignait un peu ?

17 juillet 2006

Encyclopaedia Universalis

Bon, comme le plus obsédé de mes lecteurs (en même temps j'en ai pas beaucoup, donc c'est pas dur d'être "le plus quelque chose" de mes lecteurs) émettait le désir d'apprendre plein de trucs sur les choses de la vie, je m'en vais de ce pas satisfaire sa curiosité :

Sexe, Triolisme et Fidélité : Un mélange détonnant

Sexe (source wikipedia):

Il existe une profusion de termes pour désigner les organes sexuels humains. En effet, la pudeur retient souvent les locuteurs d'utiliser des termes trop explicites pour désigner les organes sexuels, qui font l'objet d'un certain tabou social. Dès lors, on cherche à contourner ce tabou en utilisant des expressions détournées, des périphrases ou des termes propres à certains registres de langage (poétique, langue enfantine, argot, termes expressifs à redoublement, etc.).

  • Ainsi, pour désigner le sexe de l'homme : membre (viril), verge, phallus, bite (et divers dérivés comme bitoune), braque(mart), pine, quéquette, zizi, (désigne l'organe sexuel d'un jeune enfant), queue, pélot,zébi, (ou zeb, zob, zobi), biroutte, biloute (dans le Nord de la France), chibre, zguègue, popol, nouille, nœud (désigne surtout le gland), paf, polduk, vit (archaïque), etc. ; pour les testicules : couilles, roupettes, burnes, bijoux de famille, glaouis, coucougnette, joyeuses, roustons, "roubignolles", valseuses, « noix » , etc.
  • pour désigner celui de la femme : foufoune (au Canada francophone ce terme désigne les fesses), chatte, zezette, minou, con, babasse, chaglatte, boîte à mouille, cramouille, frifri, moniche, moule, fleur, rose, marguerite, lys, schnek, trou, noune, pollette, etc.

Il est bien évident que c'est la partie du corps qui possède le plus de noms...

Petit conseil entre amis : essayez, en situation, chacun des termes sus-cités pour voir avec lequel vous vous sentez le plus à l'aise, et ne pleurez pas le départ du partenaire, outré par vos manières. Personnellement, j'éviterais le très poétique : "Georges trifouillait son zguègue dans la chaglatte de Germaine, tout en se grattant les glaouis", je ne sais pas là, mais je ne le sens pas... reminiscence de mon aversion pour le langage 9-3 ?

Le mot sexe désignant aussi une pratique sexuelle, nous arrivons tout naturellement au mot suivant:

Triolisme :

De même que le gang bang, le triolisme est une pratique particulière du sexe de groupe, mais avec une connotation beaucoup plus intimiste. Autrement nommé "amour à trois" ou "trip à trois" au Québec, le triolisme se fait souvent dans le cadre du couple, il présente une façon de redécouvrir l'autre d'une manière différente en faisant intervenir un tiers. Au contraire de l'échangisme et du mélangisme, l'amour à trois se fait généralement davantage dans une idée de communion sexuelle entre trois personnes. Cela peut se pratiquer autant avec deux hommes et une femme que deux femmes et un homme.

Alors là ça se complique sérieusement, wikipedia interdit visiblement le triolisme à trois femmes à trois hommes, ou même à trois trans...Tant pis pour vous, messieurs dames, fallait rester dans la norme poilitiquement correcte.

Un soudain accès de curiosité m'ébranle et j'effectue des recherches sur le thème "homosexualité" . J'apprends que l'homosexualité masculine était autrefois appelée uranisme
et que certaines sociétés préchrétiennes montraient plus ou moins de tolérance ou d'acceptation vis-à-vis des pratiques homo-érotiques. Pour beaucoup d'entre elles, ces pratiques étaient toutefois très codifiées socialement, et tout écart vis-à-vis de ces normes était mal vu, voire considéré comme délictueux. Par exemple, dans certaines cités de la Grèce antique, la pédérastie était pratiquée dans le cadre de l'éducation d'adolescents mâles, mais de façon généralement très codifiée. Ainsi, à Athènes le partenaire d'âge mûr devait être actif dans la relation sexuelle et l'adolescent passif, faute de quoi la relation était considérée comme immorale.



Quelques temps plus tard, au moyen âge en Europe:
Tortures infligées aux homosexuels durant l'Inquisition (Lois édictées en 1260 à Orléans) :



Pour les femmes Pour les hommes
1re fois Excision du clitoris Ablation des testicules
2e fois Ablation des seins Ablation du pénis
3e fois Bûcher Bûcher





Exécution du chevalier dfe Hohenberg et de son écuyer en 1482






En 1791, la France est le premier pays à dépénaliser l'homosexualité au nom des principes pénalistes classiques, la Constituante ne retient

pas le « crime de sodomie » dans le code pénal.

Ouf on a eu chaud, le code pénal de Napoléon en 1810 ne revient pas sur cette dépénalisation et influencera de nombreuses législations européennes.

Alors , puisque l'homosexualité n'est plus pénalisée grâce à notre Napoléon national, on admettra que le triolisme est donc possible entre homosexuels, et il me semble primordial de contacter wikipédia pour les mettre au courant de cet état de fait.

Bon, ceci étant, voilà arrivé le moment où l'on aborde le point conflictuel:

Fidélité:

Wikipédia ne donne aucun renseignement là dessus, d'ailleurs c'est peut-être comme le triolisme purement homosexuel, wikipedia estime peut-être que la fidélité n'existe pas...

Alors, Messieurs, dames, ce mot a-t-il sa place à la suite d'une discussion sexe/triolisme ? Et si tel était le cas, quelle définition allez-vous lui donner ?


08 juillet 2006

L'horloge

Il est une horloge qui n'a pas d'aiguille, qui ne fait pas de bruit et ne réveille personne.
Il se peut qu'elle ait eu ,un jour, une utilité, mais tous l'ont oubliée.
Trop pressés d'avancer, trop aveugles au passé.

Certains, pourtant, pourraient s'en rappeler, s'il voulaient juste chercher un peu, un tout petit peu plus loin que le coin de leur télé.

Certes, la douce chanson qu'elle ne cesse d'émettre n'est pas d'humeur joyeuse.
Certes, nous l'avons tous enfouie, cherché à l'ignorer, oublié d'y pensé, refusé d'y croire.
Certes il fait plus beau quand on a reussi à la noyer sous le flot continu de nos activités...

Pourtant elle est bien là, la belle endormie, elle ronronne et sourit au creu de nos vies en suspens.
Elle se dit bien qu'un jour elle saura nous trouver, nous rappeler qu'il est temps d'y aller...

Elle se dit aussi peut-être qu'en ne la refusant pas, nous saurons apprécier chacun de ces instants. Ces instants d'insouciance qui n'ont qu'un seul souci, celui d'être éphémères.

Cette horloge ne cesse de me rappeler à l'ordre : "profite, dit-elle, avant qu'il ne soit trop tard. Aime, sussure-t-elle, avant d'avoir à le regretter."...

Cette nuit j'ai pris le temps de laisser ma main sur la douce chevelure de mes petits patients de 600 grammes. Je leur ai longuement parlé de ce qui les attends, dehors, dans le monde des grands. De cette vie pour laquelle ils se battent si courageusement.
"profitez, leur ai-je murmuré, avant que l'horloge ne se détraque"

...Je n'aurais pas du...
Capucine, jolie fée qui n'a pas atteint le kilo, a décidé sur ces mots, de faire taire son horloge. Ses longs doigts, fins comme des allumettes, se sont doucement refermés sur mes larmes.
Pars petite puce, et ne regrette rien, cette saleté d'horloge mériterait bien une grosse révision.

Maman...



Tous mes amis sont partis
Mon coeur a déménagé
Mes vacances c'est toujours Paris
Mes projets c'est continuer
Mes amours c'est inventer

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
mais mon avenir reste gris...
Et mon coeur aussi.

Et le temps défile comme un train
Moi je suis à la fenêtre
Je suis si peu habile que demain
Le bonheur passera peut-être
Sans que je sache le reconnaître...

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
mais mon avenir reste gris...
Et mon coeur aussi.

Mon coeur est confortable, bien au chaud
Et je laisse passer le vent
Mes envies s'éteignent, je leur tourne le dos
Et je m'endors doucement
San chaos ni sentiment.

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
mais mon avenir reste gris...
Et mon coeur aussi

M.Berger